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Transcription de la vidéo

Après la réalisation de la fiche de synthèse et le choix du système de déplacement, il est temps de concevoir le tracé qu’emprunteront les véhicules. Il faut décomposer l’attraction en scènes individuelles. Chaque scène doit posséder un ou plusieurs temps forts dont le public fera l’expérience. Il faut donc aménager le circuit de manière à respecter la durée de chaque scène sans créer d’embouteillages. Découvrons comment nos Imagineers agencent nos attractions. Le défi posé par l’agencement d’une attraction, que ce soit Pirates ou Racers ou une autre, c’est de faire rentrer un monde sans limites, que le public connaît par les livres et les films, dans un endroit minuscule, un bâtiment tel qu’on en trouve dans nos parcs. Il faut penser en priorité à l’histoire et aux scènes que l’on veut montrer. Quelles scènes vont vous faire passer du début, de la présentation, au dénouement. Nous agençons généralement les scènes dans l’espace disponible au sein d’un bâtiment, puis nous faisons serpenter le circuit entre ces scènes. Une fois l’agencement des scènes terminé, vous voyez plus clairement comment passer de l’une à l’autre. L’aménagement de Radiator Springs Racers a été plus compliqué que tous les autres. Une partie de l’attraction se déroule en extérieur à la découverte de la contrée, puis dans un bâtiment d’exposition pour une expérience intérieure. Nous voulions recréer toute la ville de Radiator Springs dans ce bâtiment. Il est difficile d’intégrer tout cela à un bâtiment sans se retrouver avec une attraction qui se dévoile entièrement au public dès l’entrée, il est préférable de la présenter aux visiteurs de manière ordonnée. Quel est le processus d’aménagement ? Lors de l’aménagement d’une attraction, il faut se jeter à l’eau. Quelle est la vitesse du circuit ? Les virages sont-ils trop serrés ? Quelle sera la vitesse maximale dans tel espace ? On commence par dessiner ces pièces comme des pièces de puzzle. Puis on les déplace, on les relie et on les couche sur papier, on les décalque on en met une par ici, une autre par là. Comment tout cela va-t-il rentrer dans le bâtiment ? Voici la taille du bâtiment mis à disposition. On peut installer ça par là, on va y arriver. Il faut alors assembler les pièces sur la table, comme on le ferait avec un puzzle. Croyez-en mon expérience, le premier jet est toujours un échec. C’est pour ça qu’on l’appelle premier jet. Mais il permet de localiser les succès et les problèmes. Vous vous dites : « J’adore cette partie avec son demi-tour, c’est chouette. » Super, on garde ça. « En revanche, par là ça ne me plaît pas, c’est trop près du mur, j’ai vraiment besoin de plus d’espace, car je veux installer une scène plus grande ou une scène qui se déroule sur un grand écran de projection. » Il faut alors mettre, ôter, raccourcir pour que l’attraction rentre. Nous possédons un groupe dit de prévisualisation qui nous permet de voir une attraction avant sa construction. Selon la phase de conception dans laquelle on se trouve, ça peut être très tôt dans le processus, alors on ne voit que de gros blocs blancs représentant les scènes à traverser, ou alors à un stade beaucoup plus détaillé qui laissera voir jusqu’aux briques qui constituent le mur d’un bâtiment au bord du circuit dans une scène, ça dépend uniquement de la phase nécessaire pour communiquer votre idée. On reprend alors nos petits papiers et on recommence ce processus jusqu’à ce qu’on trouve une solution pour que tout rentre dans le bâtiment. Chaque designer possède sa propre approche. Je sais qu’il s’agit d’un parcours scénique, que je dispose d’un véhicule dont la vitesse constante est de 1 mètre par seconde et que le trajet doit durer trois minutes. Cela signifie que mon circuit doit faire exactement x mètres de long. Je peux prendre un bout de ficelle de cette longueur que j’installe sur une feuille de papier pour voir ce que je peux faire rentrer dans la boîte, car je sais que le véhicule sur mon chemin de ficelle ira à la bonne vitesse et terminera le trajet dans les temps. De nombreux facteurs plus discrets influencent aussi un aménagement. Voulez-vous que les visiteurs puissent se voir ? Cela fait-il partie de l’expérience ou faut-il que ce soit une expérience très intime, qu’ils aient l’impression d’être seuls dans cet espace ? Dans une attraction, il est facile d’oublier ce qui ne se voit pas et pourtant toutes nos attractions nécessitent des zones de maintenance. Un dépôt où stocker les véhicules et les réparer sans arrêter l’attraction ou un moyen de faire rentrer et sortir les véhicules sans arrêter l’attraction. La possibilité d’évacuer l’attraction en cas de panne ou de coupure de courant. Tout cela doit être intégré à votre expérience. Et cela occupe un espace supplémentaire, c’est de l’espace d’attraction supplémentaire qui doit pouvoir rentrer dans le bâtiment. Il faut aussi prendre en compte les distances de sécurité et s’assurer qu’il existe une distance suffisante autour d’un véhicule pour que les visiteurs ne puissent rien toucher ni percuter un élément qui pourrait les blesser. La magie opère lorsqu’on intègre les visiteurs à l’aménagement. La magie naît de cette impression d’espace infini recréé entre les quatre murs d’un bâtiment. Nous utilisons différentes technologies, la lumière, le parcours scénique, le son, mais aussi les odeurs pour laisser penser que le lieu est spacieux et immersif, alors que vous vous déplacez dans les couloirs étroits d’un bâtiment. L’agencement, c’est la rencontre de l’art, du récit et de l’ingénierie pour créer des expériences originales à couper le souffle. Dans l’exercice qui suit, vous allez concevoir l’aménagement de votre circuit. Au cours de ce processus, n’hésitez pas à revoir les chapitres précédents pour modifier le récit selon les scènes.