Étude de cas en programmation : soutien aux projets transdisciplinaires

Pour donner à nos collègues enseignants une idée de la manière dont ils peuvent enseigner notre programme en classe, nous avons créé des études de cas. Voici l'exemple d'Ellen Reller, une enseignante qui applique notre programme dans sa classe, au lycée Lowell, en Californie.
Pour quelles classes utilisez-vous la plateforme de programmation de Khan Academy ?
Je donne deux cours de programmation durant ce semestre. L'un est composé de 32 élèves (10 filles et 22 garçons) et l'autre, de 25 élèves (16 filles et 9 garçons). Le cours a lieu tous les jours et dure 40 minutes. La plupart des élèves ont un ordinateur à la maison, mais ils n'y ont pas toujours accès car ils doivent le partager avec le reste de la famille. Pour beaucoup d'entre eux, le cours est leur seul moment disponible pour faire de la programmation. De plus, étant donné que ce cours n'est qu'une option, ils ne consacrent peut-être pas beaucoup de temps à la programmation une fois chez eux, vu la quantité de travail dans les autres cours.
Quel programme enseignez-vous ?
Au début, je suivais la méthode traditionnelle : je faisais des présentations PowerPoint et ensuite je demandais aux élèves d'utiliser Khan Academy pour écrire les programmes. Puis, assez rapidement, j'ai commencé à utiliser Khan Academy en plus des PowerPoint, pour montrer aux élèves ce qu'ils pouvaient réaliser, en leur montrant mes propres programmes.
Ensuite, je leur ai donné leur premier devoir, un ensemble de six dessins qui devenaient de plus en plus difficiles à réaliser. Ils avaient deux semaines pour travailler dessus. En faisant le tour de la classe, j'écoutais attentivement leurs questions et je concevais les leçons suivantes en fonction de ces interrogations. En général, je fais en sorte que ces leçons ne durent pas plus de dix minutes au début du cours, pour laisser aux élèves le temps de travailler sur leurs programmes. J'essaie de leur montrer des programmes qu'ils peuvent ensuite réutiliser, adapter et modifier selon leurs besoins.
Au début de la troisième semaine, nous avons commencé les animations. À ce moment-là, j'ai commencé à utiliser directement les cours en ligne de Khan Academy. Ces cours ont vraiment plu aux élèves. Je passe beaucoup de temps à faire le tour de la classe pour voir ce que font les élèves, pour répondre à leurs questions et leur donner des idées s'ils en ont besoin.
Comme c'est la première fois que notre école a recours à Khan Academy pour les cours d'informatique, j'ai quasiment eu l'impression qu'utiliser le programme livré clé en main était de la triche. L'enseignant qui donnait ce cours avant moi préparait lui-même toutes ses leçons, et je pensais que je devais faire la même chose. Mais ensuite, je me suis rappelée que je donne mes autres cours à partir de manuels écrits par d'autres, et à que c'est la même chose avec les cours d'informatique de Khan Academy. Cela m'a beaucoup rassurée.
Maintenant, je consacre beaucoup de temps à essayer de trouver comment joindre nos forces pour apprendre à programmer, tous ensemble dans la même classe. Naturellement, les élèves se posent des questions les uns aux autres, ils échangent des idées et s'entraident pour déboguer leurs codes. Après avoir rendu leurs devoirs, les élèves partagent leurs programmes avec toute la classe. C'est toujours assez amusant. Ce que l'on voudrait bientôt essayer, c'est une autre forme d'interaction : un programme de tutorat entre élèves.
Quels types de devoirs originaux leur avez-vous donnés ?
J'avais moi-même pris des cours d'arts plastiques, où j'avais dû apprendre de nouvelles compétences et développer un processus de création, donc je savais que donner aux élèves des devoirs intéressants serait indispensable pour qu'ils s'impliquent aussitôt. Je ne voulais pas empêcher ceux qui avaient déjà des idées de les exprimer, ni intimider ceux qui ne savaient pas par où commencer. J'ai conjugué certaines de mes idées à celles de Khan Academy, ce qui leur a permis de produire des résultats assez amusants, tout en développant leurs compétences en dessin et en design. Je suis ravie de voir à quelle vitesse les élèves programment des dessins et imaginent un projet dans leur tête, avant d'en écrire le code.
Pour les deux premières semaines, les mini-devoirs consistaient à dessiner les anneaux olympiques, des animaux, des paysages (avec des fleurs, des montagnes, des villes…), des auto-portraits et à faire du design abstrait. For the bigger drawing assignment after those, students had to choose a book they had read in an English class at Lowell and without using any text, create a book cover for it. On s'est bien amusés en essayant de deviner quelle couverture allait avec quel livre !
Pour le cours d'animation, les élèves ont fait les projets officiels de Khan Academy : les transports publics et la conception d'une publicité. Ils ont beaucoup aimé travailler sur ces deux projets.
Jetez un œil sur les devoirs réalisés ci-dessous :
Série de couvertures de livres réalisées dans le cadre du cours
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