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Biomes des forêts tropicales

Dans cet article, nous abordons les caractéristiques principales des forêts tropicales, notamment leur climat et leur biodiversité.
Un biome est un autre terme pour qualifier un type distinct d'écosystème. Les biomes sont caractérisés par leur climat, qui détermine la particularité des plantes qui s'y trouvent. Le climat et les plantes d'un biome établissent quels animaux y vivent. Cet article traite du climat et de la biodiversité de l'un des biomes les plus diversifiés et emblématiques de la Terre : la forêt tropicale.
Le biome de la forêt tropicale présente quatre principales caractéristiques : des précipitations annuelles très importantes, de fortes températures moyennes, des sols pauvres en nutriments et des niveaux élevés de biodiversité (richesse des espèces).
Précipitations : Le terme "forêt tropicale" implique que ces écosystèmes comptent parmi les plus humides du monde. Les forêts tropicales reçoivent en général des précipitations très importantes chaque année, bien que les quantités exactes varient selon les années et entre les différents écosystèmes. Par exemple, les forêts tropicales d'Amérique du Sud cumulent entre 200 et 300 centimètres (soit 80 à 120 pouces ou 6,5 à 10 pieds !) de pluie pour une année type. Malgré la relative régularité des pluies au niveau de ces écosystèmes, certaines forêts tropicales présentent des saisons sèches bien distinctes. Les saisons humides et sèches de ces biomes n'ont pas toutes lieu au même moment et varient en durée et en intensité à travers le globe. Les forêts tropicales présentent également des niveaux d'humidité très élevés : environ 88 % pendant la saison humide et à peu près 77 % pour la saison sèche.
Température : Les forêts tropicales se situent près de l’équateur, entre le tropique du Cancer (23°27’N) et le tropique du Capricorne (23°27’S). L'équateur reçoit la lumière directe du soleil. Ce flux constant de rayonnements conduit à des températures systématiquement élevées tout au long de l'année. La température journalière de référence dans une forêt tropicale, peu importe l'année, est de 29°C (85°F), bien que les températures puissent être largement supérieures. Dans la majorité des forêts tropicales, la différence de températures entre les saisons n'est que de 5°C (9 °F).
Composition des sols : Étant donné qu'il y a une énorme quantité et diversité de feuillages dans les forêts tropicales, on pourrait supposer que les sols y sont riches en nutriments. En fait, les sols sont pauvres parce que les nutriments n'y restent pas très longtemps. Les fortes pluies qui ont lieu dans les forêts tropicales balaient les matières organiques du sol. Bien que la décomposition se produise rapidement dans des conditions chaudes et humides, la plupart des feuilles mortes tombées au sol et des autres déchets organiques sont emportés avant d'avoir pu libérer tous leurs nutriments. De plus, l'eau de pluie s'infiltre et lessive les sols. Néanmoins, la grande diversité des organismes décomposeurs, comme les bactéries et les champignons, accélère suffisamment le processus de décomposition pour que les nutriments libérés soient rapidement absorbés par les plantes, au lieu d'être stockés dans le sol.
Biodiversité : Les forêts tropicales sont des zones où la biodiversité est extrêmement élevée en comparaison aux autres écosystèmes. Dans les forêts tropicales de Bornéo (île d'Asie du Sud-Est), les scientifiques ont documenté plus de 15 000 espèces de plantes, dont 2 500 espèces d'orchidées ! Les biologistes estiment que les forêts tropicales abritent environ 50 % des espèces végétales et animales terrestres du monde. Pourtant, elles ne représentent que 6 % de la superficie mondiale des terres.
Alors que les forêts tropicales du monde entier présentent de nombreuses similitudes au niveau de leur climat et de la composition de leurs sols, chaque zone régionale est unique. Vous ne rencontrerez pas exactement les mêmes espèces dans toutes les forêts tropicales de la terre. Par exemple, les espèces qui peuplent celles d'Afrique ne sont pas les mêmes que celles des forêts tropicales d’Amérique centrale. Toutefois, les différentes espèces jouent des rôles comparables au sein de leur biome régional.
Les plantes à fleurs doivent être pollinisées pour se reproduire. Lors de la pollinisation, le pollen est transféré des organes reproducteurs mâles de la fleur aux organes reproducteurs femelles pour former des graines. De nombreuses plantes de la forêt tropicale dépendent des animaux en tant que pollinisateurs. Elles les attirent grâce à une combinaison de couleurs éclatantes, de parfums alléchants et les récompensent par le caractère nutritif de leurs pollens. Les plantes font aussi appel aux animaux ou au vent pour les aider à disperser leurs graines vers de nouvelles zones, ce qui accroît la distribution de la population. De nombreuses plantes enveloppent leurs graines dans de savoureux fruits. Les disséminateurs peuvent transporter les graines collées à leur fourrure ou à leurs plumes ou encore emporter le fruit pour aller le manger ailleurs et ainsi libérer les graines qu'il contient. Ces dernières peuvent également transiter par le système digestif de l'animal, une fois le fruit consommé. Les espèces qui remplissent ces importantes fonctions écologiques ne sont pas les mêmes selon la forêt tropicale. En voici quelques exemples de par le monde :
Dans la forêt tropicale du Costa Rica, l'arbre à kapok est pollinisé par les chauves-souris et ses graines sont dispersées par le vent. Dans le bassin amazonien, les fleurs du noyer du Brésil sont fécondées grâce aux abeilles à orchidées et les graines sont disséminées par des agoutis, une sorte de grand rongeur originaire d'Amérique centrale et du Sud. À Madagascar, les lémuriens, ces petits primates endémiques de l’île, servent de pollinisateurs à l'arbre du voyageur et les perroquets éparpillent les graines. À Bornéo, les figuiers sont pollinisés par la guêpe de figuier et les graines sont essaimées par les orangs-outans, de grands singes qui appartiennent à l'ordre des primates.
Les primates sont l'exemple emblématique des forêts tropicales et de la diversité entre les différents écosystèmes régionaux. Ils constituent un groupe d'animaux qui englobe les humains, les grands singes et les autres espèces de singes. L'Amérique centrale et du Sud abritent des singes hurleurs, des atèles, des capucins et des saïmiris, tandis que l'Afrique a des vervets, des babouins, des chimpanzés et des gorilles. Madagascar représente l'unique foyer de lémuriens et l'Asie a des nasiques, des macaques, des langurs, des gibbons et des orangs-outans. Cela signifie que sauver un seul de ces biomes ne suffit pas à préserver toute la diversité des forêts tropicales du monde. Le genre humain exerce une énorme pression sur l'ensemble de ces écosystèmes à travers le monde à cause de l'agriculture sur brûlis, de l'exploitation minière, de la récolte intensive du bois et du développement des routes et des villes.
Images : Howler Monkey - Jason Rothmeyer, Rainforest - Neil Palmer, Orangutan - Tony Hisgett.

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