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Transcription de la vidéo

On va commencer par s'intéresser à la réponse humorale. Donc la réponse humorale est médiée par les lymphocytes B. Si je représente ici un lymphocyte B Chaque lymphocyte B porte à sa membrane des protéines, qu'on appelle anticorps, ou immunoglobuline, et chaque lymphocyte porte 10 000 exemplaires de ces protéines à sa membrane. Donc ce sont les anticorps membranaires, ou on utilise aussi le terme immunoglobuline. C'est un synonyme, ça veut dire la même chose que anticorps. On dit aussi immunoglobuline. Et ces immunoglobulines sont constituées d'une chaîne lourde, et d'une chaîne légère. Et sur chacune de ces sous unités de la protéine, on a une partie constante, et une partie variable. Donc la partie "chaîne lourde" a une partie variable, et la chaîne légère a également une partie variable. Et donc deux lymphocytes B vont avoir des immunoglobulines de membrane différentes. Donc si je représente ici, avec un code couleur, on peut dire que celui-ci va présenter une certaine partie variable, Celui-là sera spécialisé par une autre partie variable, ici. Comment est-ce possible ? Ces lymphocytes B, ils ont le même matériel génétique dans leur noyau, ils ont le même ADN. Ils proviennent du même organisme. Donc comment est-ce qu'ils peuvent synthétiser des protéines différentes à partir du même matériel génétique? et bien c'est que pendant leur maturation ils ont des réarrangements au niveau des gènes qui codent pour ces protéines, des réarrangement volontaires, qui conduisent à une diversité. On estime à 10 milliards (10^9) de combinaisons possibles 10 milliards de combinaisons possibles pour ces portions variables. Et durant la maturation, il y a également des mécanismes qui permettent d'éliminer les variantes qui reconnaîtraient les protéines du soi. Qui réagiraient donc contre les protéines présentent naturellement dans l'organisme qui ne sont pas des pathogènes donc on réduit le nombre total d'anticorps générés puisqu'on élimine ceux qui reconnaissent le soi. Donc on conserve que ce qui ne sont pas contre le soi. Et donc, lorsque un pathogène est présent, par exemple un virus, arrive dans l'organisme, un virus qu'on n'avait jamais vu avant il va se trouver dans la circulation il va rencontrer des lymphocytes, donc s'il rencontre un lymphocyte qui porte les parties variables capables de reconnaître spécifiquement son identité à lui, il va se lier. Donc par exemple s'il réagit avec cet anticorps ici il va être lié et reconnu. La partie qui est reconnue on appelle ça l'épitope ici la partie qui a permis la reconnaissance par l'anticorps spécifique on appelle ça l'épitope. lorsqu'il y a liaison comme ça, identification d'un pathogène, et liaison à un anticorps de membrane, il va y avoir activation du lymphocyte. En réalité ça nécessite l'aide des lymphocytes T auxiliaires. Mais on va pas commencer à compliquer les choses, on va rester concentrés sur les lymphocytes B. Et donc lorsque ce lymphocyte B reconnaît un pathogène il va être activé. Et lorsqu'il est activé sa première action ça va être de se cloner. Donc il va se multiplier et générer beaucoup plus de lymphocytes B qui portent tous cet anticorps particulier. Ils seront tous aptes à reconnaître le fameux nouveau virus qui est présent. ça va permettre d'intensifier la réponse. Donc ils ont tous cette partie variable en commun. Ensuite ils vont se spécialiser. On va avoir deux spécialisations possibles: soit le lymphocyte B devient un lymphocyte B mémoire un lymphocyte B mémoire C'est-à-dire qu'il reste dans la circulation pendant très longtemps il fait en quelque sorte partie d'une patrouille qui permet de reconnaître ce même pathogène, ce même épitope. Si l'organisme est à nouveau exposé, même dix ans après, Ces lymphocytes B sont présents en plus grand nombre que ne l'étaient ces lymphocytes-là à l'origine. Ils constituent une patrouille et vont permettre à l'organisme de réagir beaucoup plus vite et beaucoup plus efficacement la prochaine fois qu'il sera exposé. C'est sur ce principe là que reposent les vaccins notamment. L'autre spécialisation possible c'est de devenir un plasmocyte. Les plasmocytes, ce sont des usines à anticorps et ils se mettent à produire massivement les anticorps jusqu'à 2000 anticorps par seconde. Ce sont donc ces anticorps de membranes, mais cette fois-ci circulant. Ils vont être libérés dans la circulation. Et lorsqu'une grande quantité de ces anticorps sont libérés donc ils sont maintenant libres, ils circulent, donc ce sont toujours les anticorps spécifiques à ce virus-là, à cette réponse-là. Ils circulent et ils vont reconnaître les virus qui eux, sont dans l'organisme et vont les attacher par l'épitope. ça, ça joue le rôle un peu d'étiquette on appelle ça l'opsonisation. je vais écrire ici l'op-so-ni-sa-tion c'est-à-dire que c'est un marquage qui va faciliter le travail des phagocytes. Le phagocyte n'a plus besoin de reconnaître le pathogène il est immédiatement alerté, par la présence de ces anticorps, qu'il y a ici quelque chose à détruire. donc ça, ça rend ces virus des proies plus faciles pour les phagocytes. Et puis également on peut imaginer que cela empêche le virus de pouvoir correctement fonctionner, de pouvoir infiltrer les cellules et notamment parce que ces anticorps, ils ont deux parties, et ils peuvent lier en même temps deux pathogènes. Ils sont maintenant beaucoup plus gênés pour pouvoir circuler, infecter des cellules. Donc voilà pour ce qui est de la partie réponse humorale. On a ces lymphocytes B qui présentent une très grande diversité, au niveau de leurs anticorps de membranes, au niveau des immunoglobulines qu'ils sont capables de produire, ce qui garanti la possibité de répondre à l'imprévu, de répondre à n'importe quel pathogène présent. La loi des probabilités veut qu'il y aura forcément un anticorps capable de reconnaître les épitopes présents au niveau de ce pathogène. Lorsque le pathogène est identifié, lorsqu'il se lie un anticorps de membrane d'un lymphocyte B particulier, ce lymphocyte B va se retrouver activé, va être cloné, se multiplier et se spécialiser. Certains lymphocytes B vont servir de réservoir pour la réponse immunitaire, vont être des lymphocytes B mémoire d'autres lymphocytes vont être transformés en usine à produire des anticorps, ce sont les plasmocytes, et ils vont libérer ces anticorps dans la circulation de l'organisme pour que les anticorps puissent aller capturer le pathogène reconnu et par opsonisation, le rendre visible pour les cellules qui vont pouvoir détruire ce pathogène, notamment les phagocytes. Nous allons voir maintenant qu'est-ce qui se passe dans le cas de la réponse cellulaire quand le patogène est présent dans une cellule où également lorsque la cellule elle-même est dysfonctionnelle, par exemple une cellule cancéreuse, lorsqu'une cellule est devenue dangereuse pour l'organisme.
Le contenu d'origine en anglais en biologie a été réalisé grâce au soutien de Amgen Foundation